Commencer le break à 50 ans

Commencer le Break à 50 ans

En discutant avec des amis ou des parents d’élèves, nous entendons souvent « c’est trop cool ce que vous faites, je regrette de ne pas en avoir fait plus jeune » ou « j’adore le break mais je suis trop vieux (vieille) pour en faire ».

 

Notre expérience dans l’enseignement nous permet d’affirmer le contraire et les adultes qui ont suivi des cours au sein de notre école sont les preuves concrètes qu’il n’y a pas d’âge pour débuter le break.

 

La pratique de notre discipline, comme pour toutes les autres danses, est adaptable à chaque individu qui débute, quel que soit son âge, son sexe ou sa morphologie. Si l’on considère que danser est l’expression par le mouvement, il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir y trouver du plaisir et ce, à n’importe quel moment de la vie . Après tout, ne voit-on pas des « vétérans » jouer au football ou encore des skieurs du 3ème âge dévaler les pistes en hiver ? Il y a des centaines d’exemples pour imager cette réalité.

 

L’idée de commencer le break à 30, 40 ou 50 ans ne résulte pas d’une envie d’être un compétiteur, d’être le meilleur ou de devenir champion. Si l’on faisait une analogie avec le skieur de 50 ans qui descend les pistes pour la première fois de sa vie, on comprendrait facilement qu’il ne cherche pas à gagner le globe de cristal et personne sur les pistes ne le mépriserait du regard en le voyant tomber des dizaines de fois. C’est exactement pareil pour le break ou la danse en général.

 

L’idée de commencer une activité, et ce peu importe l’âge, résulte simplement d’une envie, d’une curiosité pour quelque chose que l’on a vu et qui, pour quelque raison que ce soit, nous a marqué l’esprit.

 

Peu importe les capacités de chacun, le break offrira toujours l’opportunité de s’exprimer tant les domaines qu’il offre sont nombreux. Si vous êtes souple, vous pourrez développer des mouvements autour de cet atout, sinon cela pourrait être la force, la musicalité, la créativité ou bien d’autres critères qui permettent à tout un chacun d’avoir sa place dans la grande communauté du break comme en témoigne May, 48 ans, qui a commencé à danser il y a une année à Groove Academy.

« A ma première leçon de break, on m’a dit cette phrase magique : « dans le break, il n’y a pas de juste, il n’y a pas de faux ». Moi qui croyais que j’allais apprendre certains pas, qu’avec le temps je pourrais les faire correctement, qu’ensuite on les mettrait bout à bout pour en faire une jolie chorégraphie, je ne m’attendais pas à un tel préambule. Il n’y a pas de juste, il n’y a pas de faux. Voilà une notion qui est presque inconcevable dans notre société où tout est jugé, jaugé par tous. Et bien là, non ! Vous voulez faire du break, il vous faudra apprendre à vous affranchir de cette notion, il vous faudra simplement être vous-même, savoir vous écouter, trouver votre propre langage, vous exprimer, vous affirmer et vous dépasser.

Trouver son propre langage n’est pas chose facile si ce n’est que cet apprentissage ne se passe pas dans la solitude. Le break, c’est aussi l’inclusion, le groupe, le partage, le cypher (cercle de danse). C’est l’apprentissage du respect de soi et de l’autre dans son altérité. Tout battle se termine par un check entre les participants ; geste que les jeunes bgirls et bboys apprennent dès leur premier battle.

Mais avant tout, le break c’est la passion, la joie de danser, de participer, d’être ensemble. Mélange d’âges, d’horizons, de nationalités, simplement, au-delà de la compétition. Le break, c’est se sentir acceuilli tel que l’on est. »

 

En tant qu’enseignants et pratiquants, nous ne pouvons qu’encourager les personnes désirant commencer le break à franchir le pas. Ni plus ni moins qu’une autre activité sportive ou artistique, l’adulte qui débute ne pourra que s’enrichir de cette nouvelle expérience.

 

C’est en se confrontant à soi-même que l’on découvre qui on est. Osez vous lancer.

 

Paulo & May

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